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Depuis un an, la Roumanie est confrontée à une série d'inondations qui n'arrêtent pas de plonger les habitants
dans une situation de plus en plus précaire.
Après les inondations historiques de 1970, la Roumanie a fait des travaux mais les choses ont évolué avec le temps.
Malheureusement, tous les travaux qui auraient dû être fait alors n'ont pas été terminés. Il faut tenir compte du
fait que que chaque domaine évolue avec le temps et probablement qu'ils auraient dû être mis à jour.
C'est ainsi que les responsables de l'Administration Nationale Météorologique et du ministère de l'Environnement
expliquent la situation catastrophique d'aujourd'hui. Mais ces responsables ajoutent: Si l'année dernière les
autorités ont été prises par surprise, cette année la situation est toute autre. Une Stratégie nationale de
défense a été mise au point. Les zones à risque ont été identifiées et les travaux ont été démarrés en de nombreux
points de la carte de Roumanie. La situation n'est pas totalement sous contrôle, mais tôt ou tard, les choses
vont être remédiées.
A mon avis, les responsables ont une vision très étriquée de la situation ou ont peur de la vérité. Depuis un an,
je reçois régulièrement
des comptes-rendus, des avis, des demandes d'aide même, qui sont loin d'être aussi optimistes que nos gouvernants.
C'est d'ailleurs suite à un "appel à l'aide" de l'un de mes concitoyens belges, Georges Robilliard,
installé en Roumanie depuis plusieurs années, que j'ai décidé de lancer cet appel à mon tour.
Pour mieux comprendre ce qui se passe, écoutons un extrait du message de Georges:
"... je viens de me rendre compte d'une chose: les pompiers ici n'ont vraiment pas grand chose pour faire face à
certaines situations. Pourriez-vous me dire comment entrer en contact avec certaines casernes de pompiers et
notamment de Mons pour savoir s'ils n'ont pas du vieux matériel, que je pourrais reconditionner avec les gens
d'ici et remettre en fonction... la petite ville de Gataia se trouve à 60 km
de Timisoara vers les Carpathes. Elle fût très durement touchée l'année dernière par les inondations et encore en
ce moment des maisons sont prêtes à s'écrouler. Ces gens n'ont pas de moyens financiers et la commune ne leur a
pas distribué de matériel. Ici, ils leur faudrait (pour autant que possible) du ciment, du bois pour les
charpentes, des meubles pour certains ,des frigos ou cuisinières à gaz pour d'autres, etc..."
Si vous voulez aider Georges, vous pouvez le contacter directement sur son adresse email:
Georges Robilliard
ou bien me contacter sur mon adresse
habituelle. Je transmettrai ensuite.
En faisant une recherche dans mes articles, je me suis rendu compte que j'avais déjà fait pas moins de 9
interventions sur ce sujet. Pourtant, j'essaie d'éviter au maximum les sujets traitant de faits divers et catastrophes.
Voici un rappel de ces articles:
- octobre 2002 :
Inondations dans le
Judet de Constanta.
- avril 2004 :
Les inondations
font des ravages.
- avril 2005 :
Tariceanu a rencontré
aussi des sinistrés heureux.
- mai 2005 :
Inondations "Constantin Ilie"
- mai 2005 :
Un pont s'effondre à Cornu
- juillet 2005 :
Le déluge va durer
jusqu'aux anticipées
- aout 2005 :
Attention: chute de
ponts!
- septembre 2005 :
7000 milliards
lessivés par la pluie
- avril 2006 :
Semaine de la
Passion sur le Danube
Le directeur général de l'ANM explique: "Les changements climatiques que l'on regardait il y a 20 ans comme de lointaines possibilités, sont maintenant une réalité, ce ne sont plus des histoires! Avec l'effet des gaz de serre, avec la croissance de la température moyenne globale, avec la croissance la plus importante -énorme- du dyoxide de carbone. En Roumanie, depuis 1998, nous avons des inondations à l'ouest et la sécheresse au sud. Depuis 20 ans, l'Organisation Météorologique Mondiale fait des études qui ont mis en évidence la croissance continuelle de la température moyenne globale. Elle a augmenté autant en 20 ans qu'en 2-3000 ans. Vous vous imaginez que de tels changements climatiques se manifestent par des quantités de précipitations de plus de 100 litres par m² en 24 heures, par exemple. De telles choses ne se sont jamais produites. (...) On ne peut faire de pronostics à long terme, mais nous pouvons réfléchir logiquement. Il est inévitable que cet été et les étés prochains nous ayons des quantités énormes de précipitations."
M.G.
18/04/2006