Alexandru Macovei parle de cette nouvelle institution
L'Agence Nationale d'Intégrité a révélé ses premières investigations par la voix de son directeur, Alexandru
Macovei. C'est ainsi que 17 parlementaires, 1 préfet, 3 magistrats, 14 maires et vice-maires, 15 conseillers
locaux, un président de C.J., 6 recteurs, 3 médecins, 15 officiers de police, notamment, ont été contrôlés par
les inspecteurs de l'A.N.I.
Depuis deux mois que fonctionne l'institution, 90 dossiers -la majorité en stade de finalisation- ont été réalisés.
Invité à l'émission "Sirea Zilei" (Antena 3), le président de l'A.N.I., Alexandru Macovei, a déclaré que 17 parlementaires étaient
sous enquête actuellement et qu'un sénateur était même poursuivi à l'étranger à cause d'une fortune impressionnante accumulée là-bas.
Mais il a évidemment refusé de dévoiler le nom de ce sénateur, pour des raisons de confidentialité. Il a toutefois admis que
ses inspecteurs vérifiaient bien les 15 policiers impliqués dans le scandale des faux permis à Pitesti, de même que le chef du
Fonds des Propriétés (Daniela Lulache) et celui de la Commission de Surveillance des Assurances (Angela Toncescu).
Alexandru Macovei a averti les dignitaires qui n'auraient pas déposé leur déclaration de biens qu'ils seraient sanctionnés par une
amende de 500 lei (138 €) et que leur avoir serait de toute façon investigué. "Nos clients sont au nombre de
300.000, mais jusqu'à présent, seul un tiers de ceux-ci ont déposé leur déclaration. En dehors de toutes les personnes
citées ci-dessus, peuvent également être contrôlés: les inspecteurs scolaires, les directeurs d'institution d'état, les
fonctionnaires publics et même les procureurs du DNA". Macovei a ajouté que même les inspecteurs de l'ANI n'échapperaient pas
à la surveillance: "Il y a des moyens et une certaine structure dans la cadre de l'institution qui monitorise les avoirs des
employés ANI. Nous leur faisons confiance, mais cela ne signifie pas que nous ne les surveillons pas".
Alexandru Macovei a tenu à expliquer la différence entre l'ANI et le D.N.A. : "Entre nous et le DNA, il y a une grande différence.
Nous ne faisons pas de films (vidéos) et vous ne verrez jamais cela à la télévision (allusion au film sur Traian Remes, ndlr).
Nous sommes une institution administrative, alors que le DNA est un organe de poursuites pénales. Nous sommes tous les deux
dans la zone de combat contre la corruption, mais avec des armes et des objectifs différents".
Selon un journal central, les 3 députés suivants se trouvent dans la liste des personnes visées par l'ANI : Daniela Buruiana
(ex-PRM), Nicolae Badalau (PSD) et Ion Dumitru (PSD). Le sénateur dont parle Macovei serait Verestoy Attila (UDMR) qui a accumulé
pas mal de biens en Hongrie.
Hotnews.ro
22/07/08