Le Parlement a encore fait rire de lui
L'avalanche de motions simples à l'adresse du Gouvernement Tariceanu se révèle être un jeu d'image où le PSD, le PD et le PLD s'efforcent de démontrer qui est le maitre dans l'Opposition. Les sociaux démocrates brandissaient une motion de censure, qui, même si elle était déposée, tomberait immédiatement, en échange d'un supplément aux pensions, ce qui donnerait, théoriquement, le vote des pensionnés au PSD. De fait, les thèmes sensibles sont exploités à fond par les partis pour essayer d'obtenir des points électoraux.
Les motions simples du PD et du PLD ont été à deux doigts de tomber en séance plénière de la Chambre, avant
même d'être débattues. Invoquant des questions procédurales, les libéraux ont demandé de retirer de l'ordre du
jour la motion simple "Aujourd'hui, la crise de la santé porte un nom: Eugen Nicolaescu". Les députés ont
cependant rejeté cette demande, par 98 voix "pour", 65 "contre" et 93 abstentions. Les tergiversations sur
la motion ont culminé par des disputes verbales, les députés se disputant ainsi pendant deux heures sur des
questions procédurales, en utilisant l'appel nominal à cause d'une défection technique. Concrètement, le
système de vote n'avait pas pu être réparé, parce que le focntionnaire qui s'en occupe avait terminé son travail
à 16h30.
Les libéraux ont dit que la demande de révocation du ministre de la Santé -inclue dans la motion-
violait une décision de la Cour Constitutionnelle donnée lors de l'adoption par le Sénat d'une motion simple
contre Monica Macovei. Leur proposition a été soutenue par les députés PSD et le président de la Chambre,
Bogdan Olteanu, a dit que "le texte de la motion était à la limite de la violation des prévisions de la C.C.".
En réplique, les démocrates ont accusé les pésédistes de duplicité, précisant que dans leur motion simple à
eux, ils proposaient aussi la révocation de Nicolaescu.
Le PSD s'abstient
Les sociaux-démocrates avaient annoncé, dès le matin, par la voix de la vice-présidente Rodica Nasser,
qu'ils allaient s'abstenir de voter les motions simples introduites par le PD-PLD, parce qu'ils considéraient
que les deux partis étaient aussi responsables de la situation en agriculture et soins de santé.
En ce qui concerne ses propres motions qui vont être débattues aujourd'hui et demain, sur les mêmes thèmes
de l'agriculture et de la santé, le PSD s'est montré confiant. Il pense trouver le soutien des partis
parlementaires. Par ailleurs, les démocrates ont déjà annoncé qu'ils soutiendraient "n'importe comment" les
motions du PSD, bien que n'ayant pas négocié de soutien réciproque.
Finalement, la motion simple sur l'état de la santé a été rejetée par 150 voix "contre", 59 "pour" et
4 abstentions.
Le PSD fatigué, décide d'éliminer la motion sur l'agriculture
La Chambre des Députés a ensuite décidé, par 111 voix - la majorité du PSD - d'éliminer la motion sur
l'agriculture de l'ordre du jour, pour motif d'inconstitutionnalité.
Bogdan Olteanu a affirmé que le PD n'avait pas su rédiger la motion simple "Le ministre Decebal Traian Remes,
fossoyeur de l'agriculture roumaine" en conformité avec les dispositions de la Constitution et du Règlement
de la Chambre des Députés et la décision de la Cour constitutionnelle.
"Si les
signataires de la motion retirent l'élément d'inconstitutionnalité, à savoir la sollicitation du point No 1
du texte visant la révocation du ministre, alors le Bureau permanent pourra décider, ce mercredi, du débat
de la motion en séance plénière", a-t-il précisé.
Selon lui, si le Parlement trouve opportune la suppression du texte du document de la disposition
concernant la révocation du ministre Remes, et si les démocrates acceptent cette décision, il y aura la
possibilité de débattre et de voter la motion dans la séance du jeudi, 28 juin, de la Chambre des Députés.
Orban: "de pâles motions"
De son côté, le PNL a apprécié les motions simples du PD-PLD comme "de pâles motions, avec une forte odeur
de rancune" et ne poursuivant pas l'amélioration de l'activité des ministères visés. "Le PNL est solidaire
avec les ministres incriminés. Les groupes parlementaires vont soutenir ces ministres et nous allons profiter
de l'occasion pour présenter tout ce qui a été réalisé dans ces domaines" a déclaré Ludovic Orban.
Cet après-midi, le même cirque recommence avec la motion simple du PSD sur l'agriculture, intitulée "Quatre
millions de lei de subvention pour chaque terrain agricole".
Ziua/Rompres
26/06/2007