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Semaine du 12 avril : nouvelles en bref

Mort de la loi Ticu

La direction du Conseil National des Etudes d'Archives de l'ex-Securitate (CNSAS) est sur la voie de devenir une arme politique pour l'actuel Pouvoir. La semaine passée, la Commission de défense de la Chambre a voté le projet Stan de modification de la Loi concernant l'accès aux dossiers de l'ex-Securitate, par laquelle la durée de mandat du Collège CNSAS passe de 6 à 4 ans. Le CNSAS va être soumis au contrôle de la Commission parlementaire SRI . La direction du Collège, composée d'un président, vice-président et secrétaire, sera élue en séance commune des deux Chambres, et non par les membres du CNSAS , comme le prévoit la loi actuelle. Une autre modification du projet stipule qu'un membre d'un parti politique ou d'une association à caractère secret ne peut pas être membre du Collège. De plus, le CNSAS devrait reprendre la gestion et répondre de tous les documents concernant l'exercice des droits prévus par la loi, à l'exception de ceux qui regardent la sûreté nationale.
Se trouvant sous contrôle du SRI, le CNSAS va devenir pratiquement un organisme contrôlé par ce service, sans possibilité de solliciter encore les archives de l'ex-Securitate. Ainsi, la loi Ticu est supprimée effectivement, ce qu'il en reste contribuant plutôt à une conspiration de la Securitate, qu'à la déconspiration de ceux qui ont fait de la police politique.

Ziua
Mihai TOADER
13/04/2004

La Roumanie signe un nouvel accord stand-by .
Le F.M.I. nous "surveille préventivement" pendant deux ans.

La Roumanie va conclure, à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin, un accord stand-by de surveillance préventive pour deux ans avec le Fonds Monétaire International, accord qui suppose un programme de continuation des réformes, non pas un emprunt échelonné, comme jusqu'à présent, nous a déclaré le secrétaire d'état du ministère des Finances, Gheorghe Gherghina. L'officiel a rencontré hier la délégation du FMI, qui a communiqué aux autorités de Bucarest les conclusions des dirigeants exécutifs du Fonds, concernant les engagements à long terme pris par la Roumanie sur les réformes économiques.
Le 5 mars, la délégation du FMI présente à Bucarest avait convenu avec le Gouvernement roumain, la réduction de l'inflation à 9% en 2004 à un niveau plus bas en 2005 et 2006, des mesures d'accélération des réformes du secteur énergétique, la finalisation du processus de privatisation et l'amélioration du milieu des affaires.

Cotidianul
Cristian Matache
14/04/2004

Ce que met la Roumanie sur la table de l'U.E.: 20 sortes de fromages et les saucisses de Plescoi.

' Selon un ordre du ministère de l'Agriculture, Ilie Sarbu, concernant l'approbation des listes comprenant les indications géographiques et les dénominations d'origine protégée pour les produits alimentaires, tous les aliments enregistrés vont être considérés comme marques enregistrées pour la Roumanie puis transmis à l'U.E. Une fois enregistrés, ces produits ne pourront plus être fabriqués dans d'autres états, sauf avec l'accord de notre pays.
A partir de 2007, sur le marché communautaire, des produits spécifiques roumains vont être représentés. Ainsi, le lait de Dorna, le yoghourt des Apuseni, de Satu Mare et Napoca, le fromage de Oas, Baschiu, Alba et Sibiu, ainsi que celui de Moeciu, Fagaras, Taga et de Manastur, le cascaval de Rucar, Bobalna, Tarnita, Dej, Moeciu, Vidraru, Mateias, Rausor, Satu Mare, Carei, Napoca, Harlau, Dobrogea, Fetesti et Penteleu vont devenir, dans 3 ans, des produits caractéristiques de notre pays.
Si la liste des fromages est assez complète, notre pays ne détient par contre que deux marques de produits de viandes : le salami de Sibiu et les saucisses de Plescoi. Quelques autres produits font encore partie de cette liste : le pain Ardeal avec des pommes de terre ou avec la croûte ornée, les craquelins de Buzau et de Brasov, et la marmelade de prunes.

Gardianul
Carmen Neacsu, Ilinca Teodoriu
14/04/2004

Punition corporelle des enfants, interdite par la loi.

Le thème principal de travail des sénateurs a été hier la règlementation juridique de la situation de l'enfant, la séance plénière adoptant en ce sens deux projets touffus de loi. Le premier d'entre eux, celui concernant la protection de l'enfant, établit une hiérarchie précise de responsabilités pour l'éducation, les soins et le développement de celui-ci : les parents en premier lieu, la communauté locale, et en subsidiaire, l'état qui répond aussi en complément. La loi interdit en mode exprès, l'application de peines physiques sur l'enfant et sanctionne au pénal, de peines de prison, l'exhortation ou l'aide à la pratique de la mendicité par des mineurs, ainsi que le retrait de bénéfices suite à cette occupation.
Devenu très important suite au scandale de cet hiver, concernant l'adoption illégale d'enfants roumains par des citoyens étrangers, le projet de loi établissant le régime juridique des adoptions a soulevé des débats assez houleux.

Adevarul
16/04/2004

L'inflation sera de 11 % cette année.

C'est ce qu'a déclaré hier le président du conseil d'administration de la Banque Roumaine pour le Développement - Groupe Société Générale (BRD-GSG) Baltazar Bogdan, à l'occasion de la présentation des résultats de l'établissement pour 2003. "Nous estimons le taux d'inflation à 11 % pour la période de décembre 2003 à décembre 2004 et sommes prêts à revoir ce chiffre" a affirmé M. Baltazar. Le taux d'intervention de la banque nationale se maintient à 21,25 %, ce qui signifie que, durant le second semestre, une déflation sera nécessaire pour atteindre l'objectif de 9 % que les autorités se sont fixées pour cette année. De même, le représentant de la BRD-GSG estime "difficile" la réalisation des autres indicateurs macro-économiques. Les motifs avancés s'appliquent aux arriérés accumulés par les postes "hautement budgetivores et autre dévoreurs de richesse nationale", soit : la majorité des compagnies d'État récemment privatisées, la particularité d'une l'économie dominée par les compagnies d'État, incapable d'attirer les investissements étrangers directs et, en dernier lieu, le fait que 2004 est une année électorale caractérisée par "une absence de volonté politique".

Gardianul
Consuela Stegarescu
16/04/2004

Vasile Dancu aux leaders PSD de Transylvanie : "Nous sommes en quelque sorte les successeurs du Parti Communiste"

Vasile Dancu Les chefs des sections régionales du PSD de Transylvanie ont été convoqués hier à Cluj. Dan Matei Agathon, Serban Mihailescu et Vasile Dancu ont réuni tout le monde à la maison de la culture destinée aux étudiants, dans une salle décorée d'un tapis bleu et portant en jaune l'inscription "Europe". Objectif strictement secret : le lancement des manuels de campagne électorale conçus de longue date par la crème du parti. Bien que l'accès à la presse ait été strictement interdit, le reporter "Romania libera" a réussi à surprendre la leçon de Dancu sur l'élaboration des messages destinés à la campagne électorale. Le stratège du PSD a commencé par "la gauche" : "Nous sommes d'une manière ou d'une autre les successeurs du Parti Communiste, mais en Transylvanie, il existe encore un puissant courant anticommuniste" et Dancu d'expliquer les problèmes auxquels se heurtent les "Pésédistes". "Les organisations moldaves et du Sud en ont marre de souffrir à cause des faibles performances électorales des organisations PSD de Transylvanie". Dancu propose des méthodes qui permettraient de dépasser ces points faibles : "Nous n'avons pas beaucoup perdu en nous alliant avec l'UDMR parce que, bien qu'il existe en Transylvanie une phobie de la perte de régions en faveur de la Hongrie, nous pouvons attirer tous les votes des autres catégories. Par exemple, ceux des grecs-catholiques, des néo-protestants ou autres". Ensuite, Dancu a partagé avec ses collègues les secrets du "manuel d'élaboration des messages". Dancu a affirmé que la présente campagne électorale constituait l'un des messages et que les partis d'opposition avaient volé ceux du PSD : "J'ai entendu Boc (Emil Boc, président du Parti Démocrate) se servir d'un de nos slogans. "Nous prenons soin" - ceci est un slogan de gauche..." Vasile Dancu a encore attiré l'attention de ses collègues sur le fait que les messages qu'ils transmettent à leur électorat doivent mentionner les succès revendiqués par le gouvernement Nastase, comme par exemple l'entrée dans l'OTAN.

Romania libera
L. Valendorfean
16/04/2004

Le Gouvernement frappe la migration politique.

Les parlementaires et élus locaux vont perdre toute fonction publique exercée, dans le cas où ils renonceraient à leur qualité de membres du parti qui les a promus et soutenus dans leur poste respectif, dit un projet de loi analysé, en première lecture, en séance d'hier au Gouvernement.
Le porte-parole de l'Exécutif, Despina Neagoe, a précisé que cette prévision ne devrait pas s'appliquer seulement dans le cas des élus locaux, à la différence de la variante proposée dans le projet initié par le P.N.L., mais à toutes les catégories de fonctions élues, soit tant les élus locaux que les députés et sénateurs. "Le Gouvernement considère que limiter la sphère d'application de la loi aux seuls élus locaux est restrictif et discriminatoire", a dit Despina Neagoe.
Le projet de loi qui interdit "la migration politique" pourrait être adopté lors de la prochaine séance de l'Exécutif et transmis au Parlement pour y être débattu. "J'ai la conviction que le projet va entrer en procédure d'urgence et va même être appliqué pour le prochain scrutin", a ajouté Despina Neagoe. Le Premier Adrian Nastase a annoncé, à la réunion des Jeunes Sociaux Démocrates de la fin du mois de mars, qu'il allait proposer l'élaboration d'un projet législatif qui interdirait "la migration politique", la définissant comme étant une "source d'opportunisme politique". Le président du PNL, Theodor Stolojan a sommé le Premier, mercredi dans une conférence de presse, de dire concrètement ce qu'il allait faire pour stopper les migrations politiques, l'accusant de démagogie.

Ziarul de Iasi
16/04/2004

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