Semaine du 12 avril : nouvelles en bref
Mort de la loi Ticu
Ziua
La Roumanie signe un nouvel accord stand-by .
Cotidianul
Ce que met la Roumanie sur la table de l'U.E.: 20 sortes de fromages et les saucisses
de Plescoi.
Gardianul
Punition corporelle des enfants, interdite par la loi.
Adevarul
L'inflation sera de 11 % cette année.
Gardianul
Vasile Dancu aux leaders PSD de Transylvanie :
"Nous sommes en quelque sorte les successeurs du Parti Communiste"
Romania libera
Le Gouvernement frappe la migration politique.
Ziarul de Iasi
La direction du Conseil National des Etudes d'Archives de l'ex-Securitate (CNSAS)
est sur la voie de devenir une arme politique pour l'actuel Pouvoir. La semaine
passée, la Commission de défense de la Chambre a voté le projet Stan de
modification de la Loi concernant l'accès aux dossiers de l'ex-Securitate, par
laquelle la durée de mandat du Collège CNSAS passe de 6 à 4 ans. Le CNSAS va
être soumis au contrôle de la Commission parlementaire SRI . La direction du
Collège, composée d'un président, vice-président et secrétaire, sera élue en
séance commune des deux Chambres, et non par les membres du CNSAS , comme le
prévoit la loi actuelle. Une autre modification du projet stipule qu'un membre
d'un parti politique ou d'une association à caractère secret ne peut pas être
membre du Collège. De plus, le CNSAS devrait reprendre la gestion et répondre
de tous les documents concernant l'exercice des droits prévus par la loi, à
l'exception de ceux qui regardent la sûreté nationale.
Se trouvant sous contrôle du SRI, le CNSAS va devenir pratiquement un organisme
contrôlé par ce service, sans possibilité de solliciter encore les archives de
l'ex-Securitate. Ainsi, la loi Ticu est supprimée effectivement, ce qu'il en reste
contribuant plutôt à une conspiration de la Securitate, qu'à la déconspiration de
ceux qui ont fait de la police politique.
Mihai TOADER
13/04/2004
Le F.M.I. nous "surveille préventivement" pendant deux ans.
La Roumanie va conclure, à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin,
un accord stand-by de surveillance préventive pour deux ans avec le Fonds Monétaire
International, accord qui suppose un programme de continuation des réformes, non
pas un emprunt échelonné, comme jusqu'à présent, nous a déclaré le secrétaire
d'état du ministère des Finances, Gheorghe Gherghina. L'officiel a rencontré hier
la délégation du FMI, qui a communiqué aux autorités de Bucarest les conclusions
des dirigeants exécutifs du Fonds, concernant les engagements à long terme pris
par la Roumanie sur les réformes économiques.
Le 5 mars, la délégation du FMI présente à Bucarest avait convenu avec le
Gouvernement roumain, la réduction de l'inflation à 9% en 2004 à un niveau
plus bas en 2005 et 2006, des mesures d'accélération des réformes du secteur
énergétique, la finalisation du processus de privatisation et l'amélioration du
milieu des affaires.
Cristian Matache
14/04/2004
'
Selon un ordre du ministère de l'Agriculture, Ilie Sarbu, concernant l'approbation
des listes comprenant les indications géographiques et les dénominations d'origine
protégée pour les produits alimentaires, tous les aliments enregistrés vont être
considérés comme marques enregistrées pour la Roumanie puis transmis à l'U.E. Une fois
enregistrés, ces produits ne pourront plus être fabriqués dans d'autres états, sauf avec l'accord
de notre pays.
A partir de 2007, sur le marché communautaire, des produits spécifiques roumains vont être
représentés. Ainsi, le lait de Dorna, le yoghourt des Apuseni, de Satu Mare et
Napoca, le fromage de Oas, Baschiu, Alba et Sibiu, ainsi que celui de Moeciu,
Fagaras, Taga et de Manastur, le cascaval de Rucar, Bobalna, Tarnita, Dej, Moeciu,
Vidraru, Mateias, Rausor, Satu Mare, Carei, Napoca, Harlau, Dobrogea, Fetesti et
Penteleu vont devenir, dans 3 ans, des produits caractéristiques de notre pays.
Si la liste des fromages est assez complète, notre pays ne détient par contre que
deux marques de produits de viandes : le salami de Sibiu et les saucisses de Plescoi.
Quelques autres produits font encore partie de cette liste : le pain Ardeal avec
des pommes de terre ou avec la croûte ornée, les craquelins de Buzau et de Brasov,
et la marmelade de prunes.
Carmen Neacsu, Ilinca Teodoriu
14/04/2004
Le thème principal de travail des sénateurs a été hier la règlementation juridique
de la situation de l'enfant, la séance plénière adoptant en ce sens deux projets
touffus de loi. Le premier d'entre eux, celui concernant la protection de l'enfant,
établit une hiérarchie précise de responsabilités pour l'éducation, les soins et
le développement de celui-ci : les parents en premier lieu, la communauté locale,
et en subsidiaire, l'état qui répond aussi en complément. La loi interdit en mode exprès,
l'application de peines physiques sur l'enfant et sanctionne au pénal, de peines
de prison, l'exhortation ou l'aide à la pratique de la mendicité par des mineurs,
ainsi que le retrait de bénéfices suite à cette occupation.
Devenu très important suite au scandale de cet hiver, concernant l'adoption
illégale d'enfants roumains par des citoyens étrangers, le projet de loi établissant
le régime juridique des adoptions a soulevé des débats assez houleux.
16/04/2004
C'est ce qu'a déclaré hier le président du conseil d'administration de la Banque
Roumaine pour le Développement - Groupe Société Générale (BRD-GSG) Baltazar Bogdan,
à l'occasion de la présentation des résultats de l'établissement pour 2003.
"Nous estimons le taux d'inflation à 11 % pour la période de décembre 2003 à
décembre 2004 et sommes prêts à revoir ce chiffre" a affirmé M. Baltazar. Le taux
d'intervention de la banque nationale se maintient à 21,25 %, ce qui signifie que,
durant le second semestre, une déflation sera nécessaire pour atteindre l'objectif
de 9 % que les autorités se sont fixées pour cette année. De même, le représentant
de la BRD-GSG estime "difficile" la réalisation des autres indicateurs macro-économiques.
Les motifs avancés s'appliquent aux arriérés accumulés par les postes "hautement
budgetivores et autre dévoreurs de richesse nationale", soit : la majorité des
compagnies d'État récemment privatisées, la particularité d'une l'économie dominée
par les compagnies d'État, incapable d'attirer les investissements étrangers directs
et, en dernier lieu, le fait que 2004 est une année électorale caractérisée par
"une absence de volonté politique".
Consuela Stegarescu
16/04/2004
Les chefs des sections régionales du PSD de Transylvanie ont été convoqués hier
à Cluj. Dan Matei Agathon, Serban Mihailescu et Vasile Dancu ont réuni tout le
monde à la maison de la culture destinée aux étudiants, dans une salle décorée
d'un tapis bleu et portant en jaune l'inscription "Europe". Objectif strictement
secret : le lancement des manuels de campagne électorale conçus de longue date
par la crème du parti. Bien que l'accès à la presse ait été strictement interdit,
le reporter "Romania libera" a réussi à surprendre la leçon de Dancu sur l'élaboration
des messages destinés à la campagne électorale. Le stratège du PSD a commencé par
"la gauche" : "Nous sommes d'une manière ou d'une autre les successeurs du Parti
Communiste, mais en Transylvanie, il existe encore un puissant courant anticommuniste"
et Dancu d'expliquer les problèmes auxquels se heurtent les "Pésédistes". "Les organisations
moldaves et du Sud en ont marre de souffrir à cause des faibles performances électorales
des organisations PSD de Transylvanie". Dancu propose des méthodes qui permettraient
de dépasser ces points faibles : "Nous n'avons pas beaucoup perdu en nous alliant avec
l'UDMR parce que, bien qu'il existe en Transylvanie une phobie de la perte de régions
en faveur de la Hongrie, nous pouvons attirer tous les votes des autres catégories.
Par exemple, ceux des grecs-catholiques, des néo-protestants ou autres". Ensuite,
Dancu a partagé avec ses collègues les secrets du "manuel d'élaboration des messages".
Dancu a affirmé que la présente campagne électorale constituait l'un des messages et
que les partis d'opposition avaient volé ceux du PSD : "J'ai entendu Boc (Emil Boc,
président du Parti Démocrate) se servir d'un de nos slogans. "Nous prenons soin" -
ceci est un slogan de gauche..." Vasile Dancu a encore attiré l'attention de ses
collègues sur le fait que les messages qu'ils transmettent à leur électorat doivent
mentionner les succès revendiqués par le gouvernement Nastase, comme par exemple
l'entrée dans l'OTAN.
L. Valendorfean
16/04/2004
Les parlementaires et élus locaux vont perdre toute fonction publique exercée,
dans le cas où ils renonceraient à leur qualité de membres du parti qui les a
promus et soutenus dans leur poste respectif, dit un projet de loi analysé, en
première lecture, en séance d'hier au Gouvernement.
Le porte-parole de l'Exécutif, Despina Neagoe, a précisé que cette prévision
ne devrait pas s'appliquer seulement dans le cas des élus locaux, à la différence
de la variante proposée dans le projet initié par le P.N.L., mais à toutes les
catégories de fonctions élues, soit tant les élus locaux que les députés et
sénateurs. "Le Gouvernement considère que limiter la sphère d'application de la
loi aux seuls élus locaux est restrictif et discriminatoire", a dit Despina Neagoe.
Le projet de loi qui interdit "la migration politique" pourrait être adopté lors de
la prochaine séance de l'Exécutif et transmis au Parlement pour y être débattu.
"J'ai la conviction que le projet va entrer en procédure d'urgence et va même être
appliqué pour le prochain scrutin", a ajouté Despina Neagoe. Le Premier Adrian
Nastase a annoncé, à la réunion des Jeunes Sociaux Démocrates de la fin du mois de
mars, qu'il allait proposer l'élaboration d'un projet législatif qui interdirait
"la migration politique", la définissant comme étant une "source d'opportunisme
politique". Le président du PNL, Theodor Stolojan a sommé le Premier, mercredi
dans une conférence de presse, de dire concrètement ce qu'il allait faire pour stopper
les migrations politiques, l'accusant de démagogie.
16/04/2004